Saint Roch le nouvel an Thudinien

Pour la Société Royale des Chasseurs Carabiniers, la Saint Roch  sera l’apothéose de la célébration de son 150 ième anniversaire.

Fondée en 1868 suite à un terrible incendie qui décima une famille de batelier, la compagnie a toujours eu à coeur de garder son but initial, la bienveillance et le dévouement.

Les reportages de Télé Sambre ci-dessous nous donnent toutes les infos.

https://www.telesambre.be/150-ans-de-marche-a-la-maison-de-l-imprimerie-de-thuin_d_26092.html

https://www.telesambre.be/st-roch-2018-les-chasseurs-carabiniers-de-thuin-vont-feter-leurs-150-ans_d_26252.html?pasnew=1

Comme on dit à Thuin : Bé ràd St Roch  

 

Chasseurs-Carabiniers de Thuin

Il y a 150 ans, le 14 novembre 1867 pour être précis, la batellerie Thudinienne vivait une tragédie.  Un violent incendie sur un chantier naval semait la mort et la désolation.  4 enfants y laissèrent la vie.

La douleur, la colère, se mua en courage et de vaillants citoyens décidèrent de constituer un corps de pompier volontaire.  Parmi eux de nombreux bateliers. Le 1ier mars 1868 la société était créée sous le nom de Chasseurs-Pompiers de la ville-basse.

Si vous ne connaissez pas la ville de Thuin, vous devez savoir qu’elle est le berceau de la batellerie Wallonne.  Au début du 20ième siècle environ 1100 personnes sur une population de 5000 étaient inscrites aux registres de l’état civil : « sur eau ».  Ce qui fit de Thuin le 2ième port d’attache belge, après Anvers !!!  Mais la ville de Thuin est aussi riche en folklore.  Le 3ième dimanche de mai, la procession St Roch sillonne les rues de la ville et environ 2000 marcheurs en uniformes de : Sapeurs, Zouaves, Grenadiers, Pompiers, Chasseurs,…  défilent en souvenir du Thaumaturge, qu’invoquèrent les habitants lors (entre autre) de l’épidémie de choléra de 1866.

Voilà pourquoi en 1868, les pompiers volontaires eurent à coeur de donner une dimension folklorique à la société.  Si la tenue de travail était celle des pompiers, la tenue d’apparat était celle des Chasseurs-Eclaireurs de l’armée belge de 1848.  Au fil des années la société évolua pour devenir purement folklorique à partir de 1945.  Cette société a toujours compté en ses rangs de nombreux bateliers.  Elle célèbre cette année son 150 ième anniversaire.  Pour l’occasion une exposition témoignera de son histoire du 14 avril au 26 mai au musée de l’imprimerie rue verte à Thuin.  Le 21 avril toutes les sociétés nous accompagnerons dans la ville pour fêter la 150 ième.  Ce sera en quelque sorte la répétition générale avant le nouvel an Thudinien : St Roch.

affiche carabiniers 20 2 18 (13)

 

Strepy dans les Alpes

Quand le bateaux prennent l’ascenseur, il arrive aussi qu’ils soient bloqués ! Pour garder le moral, on a au moins l’avantage de profiter d’une vue superbe sur le paysage en contrebas.  Cela fait 3 heures que nous sommes entrés dans le bac de l’ascenseur funiculaire de Strepy.  La porte amont ne veut pas se mettre à sa place à cause de morceaux de glace coincés dans les moindres recoins.

Nous sommes ici au toit de la Belgique fluviale : environ 124 m d’altitude.  Les températures négatives de ces derniers jours ont contribué à former un amas de glace qui, le vent aidant, s’est amoncelé dans le chenal amont.  Résultat, 01 mars arrêt de navigation général.  2 mars reprise des activités (seulement 4 bateaux ont pu descendre) ! Aujourd’hui, le premier avalant n’a toujours pas franchi le moindre cm de dénivelé !!!  Résultat le nombre de bateaux en attente gonfle : 12 bassinées avalantes à 10.30 ce 03 mars.  Et des milliers de tonnes bloquées qui prennent du retard qu’il sera impossible à rattraper !

 

Si vous connaissez un peu le réseau belge, vous pensez certainement : « mais pourquoi ne pas utiliser le 2ième bac » ?  Très bonne question !!!   Les usagers savent que le 2ième bac est à l’arrêt depuis  quelques mois suite à un petit incident,  Comme aucun avis à la navigation n’est paru à ce propos, je suppose que le SPW souhaite rester discret à ce sujet.  Donc …chut.

En attendant on écoute un peu de bonne musique française, par exemple Calogero :  » la, la la la…  en apesanteur »  et puis après Zazie : « zen restons zen,…. »

Alléluia 1 vœux de réalisé !

L’avis à la navigation ci dessous nous informe que la grande écluse d’Ivoz-Ramet est à nouveau en service.  Pour rappel elle était à l’arrêt depuis 24 mai 2016.   Il aura donc fallu 20 mois pour résoudre ce problème technique.

2016/0115/02

MEUSE
Avis annulé

Concerne : Avis annulé, émis par Direction des Voies hydrauliques de Liège

Cette information est valable du 08/02/2018 au 16/02/2018.
Pour Tous les usagers navigant Toutes les directions.

D’application sur le/la Rivière MEUSE de la cumulée 96600 à la cumulée 96700

Cet avis est d’application pour l’/le/la Ecluse d’Ivoz-Ramet – MEUSE à la cumulée 96700

Texte dans la langue originale : MEUSE Avis annulé L’écluse de 225 x 25 mètres d’Ivoz-Ramet (cumulée 96685) est à nouveau en service. (source: Direction des Voies hydrauliques de Liège)

La voie d’eau a le vent en poupe

Les statistiques des voies hydrauliques concernant les tonnages transportés en 2017 en Wallonie sont positives.

http://voies-hydrauliques.wallonie.be/opencms/opencms/fr/infos/news.html#1516787880000

+6,8 % de tonnes transportées par la voie d’eau en 2017
En 2017, le tonnage total de marchandises transportées par bateau a dépassé la barre des 42 millions de tonnes (42,14 millions de tonnes), soit un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 6 ans et une hausse de 6,8 % par rapport à l’année précédente (contre 1,1% en 2016). Pratiquement, ce tonnage équivaut à ce que transportent plus de 2 000 000 camions, soit l’équivalent d’une file allant de Liège à Tournai, dans les deux sens et chaque jour de l’année !

Année record pour les produits agricoles, les engrais et…
A l’exception des produits pétroliers, l’ensemble des catégories de marchandises progresse par rapport à 2016. Toutefois, 2017 est une année record pour les produits agricoles (+5,50 %), les engrais (+16,63 %) et les divers (+11,32 %). Cette croissance généralisée s’explique principalement par une diversification du type de marchandises transportées par la voie d’eau.

…les marchandises conteneurisées !
Les statistiques confirment par ailleurs la bonne santé du transport de conteneurs qui a vu 96 747 EVP transbordés depuis les 5 terminaux actifs en Wallonie, soit une hausse de 15,17 % par rapport à 2016.

Poursuite des investissements régionaux
Dans ce contexte, le Ministre wallon de la Mobilité Carlo DI ANTONIO annonce l’amplification future des moyens à destination des Voies hydrauliques wallonnes à travers le Plan d’investissement lancé ce mercredi 17 janvier par le Gouvernement wallon. 100 millions seront investis sur la période 2019-2024 pour doubler les moyens consacrés au dragage nécessaire des voies navigables. Et le nouveau Plan Infrastructures 2020-2025 permettra de poursuivre la mise à gabarit et la rénovation des ouvrages d’art wallons.

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Réalisé par
Le Service public de Wallonie
Direction générale « Mobilité et Voies hydrauliques »
Direction des Impacts économiques et environnementaux

Analyse des statistiques 2017 en fichier pdf annexé

Données complètes disponibles sur le site des voies hydrauliques, rubrique Statistiques de navigation

Pour tout renseignement complémentaire
Direction de la Promotion des Voies navigables et de l’Intermodalité
dpvni@spw.wallonie.be – 04 220 87 50

Je me réjouis bien évidemment de ces bonnes nouvelles.  Par simple souci de transparence de l’information, je vous invite à lire ou relire l’article précédent consacré aux voeux pour 2018.  Il est toujours d’actualité et au vu de ce qui précède la petite chanson de circonstance.
Tout va très bien, même les chiffres le prouvent !!!

Voeux pour l’an neuf

Le team EQUITABLE PartnerShip  vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année.  Un joyeux Noël et une excellente année 2018.

En qualité d’usager des voies navigables, les souhaits, ce n’est pas cela qui manque.  La liste n’est pas exhaustive mais dans les voeux des bateliers, il y aura certainement :
– une paire de porte à la bonne taille pour la nouvelle écluse d’Yvoz Ramet,
– un budget pour remettre en état le plan incliné de Ronquières qui va bientôt fêter ses 50 ans,
– du personnel en suffisance  pour permettre une ouverture normale des ouvrages d’arts (écluses, ascenseurs,…)
– un budget spécifique pour permettre au guichet de la navigation de pouvoir répondre à l’attente des usagers qui sont dans l’obligation d’obtenir des documents administratifs pour pouvoir naviguer en toute légalité.
– un peu de compréhension de la part de certains clients, qui ne considèrent pas les bateliers comme des sous-traitants, mais carrément comme des intrus, indésirables dans leurs usines  « restez dehors, vous rentrerez quand on vous sifflera »!!!???

Ahaa il y en a des souhaits…
Mais dans le fond, pourquoi s’en faire ?  Vous connaissez la chanson :
« tout va très bien, Madame la marquise, tout va très tout va très bien… »

 

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Mardi 21/11/2017, après 19 jours de travail dans la salle des machines, l’équipe de DB Moteurs, avec Olivier Debussche en maître d’oeuvre, commence le rodage des nouveaux moteurs.

Notre séjour à Dunkerque touche tout doucement à sa fin.  Nous sommes franchement très satisfaits du travail accompli, dans les délais impartis,  calmement et de façon très professionnelle par toute l’équipe.

De plus, l’emplacement à 10 min à pied du centre ville nous a permis de découvrir la ville de Dunkerque qui vaut le détour.

14 novembre 1867 la batellerie Thudinienne vit une tragédie

Il y a précisément 150 ans aujourd’hui.  Le 14 novembre 1867  un drame épouvantable se déroulait sur le chantier naval de « La Cornette » à Thuin.

(source illustration : Mme Delhaye-Deryker)          Le chantier de « La Cornette » fut rebaptisé  chantier de l’Union batelière à partir de 1905.

A l’époque des péniches (en bois),  afin d’inspecter le fond du bateau, on devait le pencher de 45 ° sur un côté.  Il était alors impossible de vivre à bord.  Les chantiers disposaient de maisonnettes afin de loger les familles des bateliers.
Vers 8 h 45 un violent incendie se déclara dans l’une d’entre elles.  Le bilan fut dramatique : 4 enfants perdirent la vie.  Ils se nommaient Adolphine, Emile, Adolphe et Jules HAUMONT.  Ils avaient entre 7 ans et quelques mois.   C’est mon tri-aïeul, Emile DAGNELIE, frère de la maman des enfants, qui eut la lourde tâche d’aller déclarer les décès à la commune.

Suite à ce drame, la population de la ville-basse voulu réagir.  Des hommes courageux se réunirent et décidèrent de former une compagnie de pompiers volontaires.  Le 1ier mars 1868 la société était officiellement créée sous le nom de Chasseurs-Pompiers volontaires.  Elle se distingua par son courage et son dévouement à de nombreuses reprises.

(source : archives Chasseurs Carabiniers)

Depuis 1940 et la création d’un corps de pompier communal, la société est purement folklorique.  Elle est société royale depuis 1959 et depuis 1969 se nomme « Société Royale des Chasseurs Carabiniers de Thuin Ville-Basse ».  Une exposition temporaire sur l’histoire de la compagnie verra le jour en avril 2018 au musée de l’Imprimerie à Thuin.  Je vous en reparlerai.

Un immense merci à Monsieur Claude Deryck qui m’a fourni toutes les informations et retrouvé les actes de décès concernant ce drame que la batellerie, la ville de Thuin et plus particulièrement nos aïeux ont  vécu.  Malgré la douleur et l’adversité ils ont visiblement eu le courage de se relever, de continuer et de transmettre le métier à leurs descendances.  C’est bien peu de choses, mais c’est avec émotion que je souhaite rendre hommage à Adolphine, Emile, Adolphe et Jules, innocentes victimes de cette tragédie.